Histoire
UN LIEU EMBLÉMATIQUE DE L’ESPRIT DES LUMIÈRES
Le voisinage de la forêt et l’intérêt de Louis de Noailles pour l’agronomie firent enfin de cette propriété un espace dédié à l’expression du sentiment de la nature, si fort au XVIIIe siècle. Avec ses perspectives imaginées par Hubert Robert, ses arbres magnifiques et ses extraordinaires petites fabriques, le jardin offrait alors au promeneur, en un même lieu, une infinité de sensations et d’émotions.
Le domaine, agrandi et embelli tout au long du XVIIIe siècle, fut loti sous Louis-Philippe et constitue de nos jours un quartier résidentiel au nord de la ville, entre château et forêt. De l’hôtel lui-même subsistent les deux-tiers du corps central et une première travée des ailes, le salon central formant antichambre ayant été détruit par le percement de la rue d’Alsace.
- les jardins du premier état en prolongation de l’édification du bâtiment (1679) : des jardins formels à partir d’un plan aquarellé de 1701, conservé aux archives départementales des Yvelines ;
- les jardins des années 1770, lorsque Louis de Noailles obtient de les étendre vers l’est, crée une nouvelle entrée en face du domaine royal, déplace les écuries et conquiert de nouveaux espaces de plantation. Un plan de Saint-Germain circa 1770, conservé aux archives nationales, en donne le tracé ;
- les jardins de la toute fin du XVIIIe siècle, étendus de manière considérable vers l’ouest et créés « à la nouvelle mode » selon une esthétique pittoresque, marquée par de nombreuses fabriques, un nouveau style, et de nouvelles espèces de plantation.